Témoignage d’Eric Le Bas du Plessis, ancien élève promotion 1992, Directeur de VAUDBURO.CH

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1) Pourriez-vous nous expliquer ce que l’ESPI vous a apporté dans votre parcours professionnel ?
L’ESPI m’a apporté, à une époque où le cursus se faisait encore en 2 années (1990-92), une excellente présentation des différents métiers de l’immobilier ainsi que des aspects juridiques du monde du travail.
L’école permettait donc d’entrer assez rapidement sur le marché avec une formation plutôt pratique mais aussi une bonne connaissance du monde de l’immobilier au sens plus large (ce qui permettait par exemple : de comprendre le fonctionnement de la copropriété quand on est négociateur immobilier, d’avoir des connaissances sur le bâtiment et les travaux quand on est asset manager, etc.).

2) Dès votre sortie de l’ESPI, avez-vous trouvé rapidement un emploi ?
A la sortie de l’ESPI, j’ai trouvé assez rapidement un emploi ; après mon service militaire ! J’y suis rentré le 31.12.1993 et j’ai obtenu plusieurs propositions dans des agences immobilières à Paris dès le mois de Mars 1994 après avoir été reçu à plusieurs entretiens.

3) Qu’est-ce qui vous a motivé à partir travailler à l’étranger ?
Après 14 années d’activité professionnelle à Paris dans différents secteurs immobiliers (résidentiel, commercial, direction de centres commerciaux, direction immobilière d’un utilisateur), nous avions un projet familial de changement que nous souhaitions plus exotique et plus radical qu’un déménagement en Province. Ma femme eu l’opportunité d’un poste en Suisse Romande où certes l’exotisme est un grand mot mais où nous pouvions profiter d’une excellente qualité de vie, de nombreuses possibilités professionnelles, d’un langage français toujours commun et enfin de combler notre projet familial et notre envie de changement !

4) Dans quelle entreprise travaillez-vous, à quel poste et en quoi consiste votre métier ?
A notre arrivée en Suisse à Lausanne en 2008, je suis devenu « homme au foyer » le temps de l’installation, puis j’ai trouvé un premier emploi à Genève en quelques mois. Un an et demi après, et comme la Suisse est un pays où l’entrepreneuriat est normal, le code du travail assez succinct et les démarches assez simples, je me suis lancé en tant qu’indépendant comme courtier, conseil en immobilier d’entreprise (bureaux et locaux industriels). Et depuis 2012, les résultats étant satisfaisants et afin de rendre mon activité d’agence immobilière officielle à travers une société, j’ai créé ma propre SARL vaudburo.ch.

5) Quelles sont les qualités et les compétences à acquérir pour réussir une carrière ?
« Réussir UNE carrière » est une notion que je laisserai à la libre appréciation de chacun mais en ce qui me concerne, j’ai beaucoup apprécié la possibilité de pouvoir changer d’emploi sans trop de difficulté et surtout la possibilité de changer de fonction et de périmètre ce qui n’est pas aisé quand le marché recrute UN spécialiste, dans un domaine d’activité précis et idéalement ayant travaillé dans ce même périmètre depuis de nombreuses années, voire depuis toujours ! La marge de manœuvre est parfois étroite.
Je conseille donc plutôt, à contre courant, d’être un généraliste mais qui agit avec beaucoup de rigueur, de professionnalisme dans son domaine avec flexibilité, curiosité, praticité, etc. Nous devons apporter des solutions (souvent simples) et s’assurer que la mise en œuvre est conforme au droit et aux souhaits des parties.
Je suis assez fan du célèbre adage : « dire ce que l’on fait et faire ce que l’on a dit » qui nous fait rentrer dans un engagement transparent vis à vis de l’autre.
En tant que Membre de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS) depuis 2010, nous avons aussi l’obligation de nous former personnellement entre 10 et 20 heures par année.

6) Un conseil à donner à nos étudiants pour partir travailler à l’étranger ?
Motivation pour ce que l’on fait, investissement personnel, flexibilité et rigueur permanente.
Si ce n’est dans un pays francophone, anglais courant indispensable !